Objectifs
- Décrire un assistant IA connecté à des documents et à un outil métier.
- Distinguer trois pouvoirs : lire, révéler, agir.
- Poser la bonne question de départ avant tout développement.
Le cas fil rouge
Tout ce module s'appuie sur un assistant de support fictif. Un collaborateur lui demande une procédure interne, puis lui demande de préparer un ticket pour son équipe. Les accès envisagés sont : les documents des équipes, l'historique de l'utilisateur et un outil de création de tickets.
Sur le papier, le besoin est banal. Pourtant, à chaque étape, quelque chose peut partir au mauvais endroit : un document lu par la mauvaise personne, une information recopiée dans un ticket trop visible, un historique que trop de monde peut consulter. Un résumé parfaitement rédigé peut être un incident s'il reprend des informations réservées à une autre équipe.
La question de départ
Que peut-il lire, révéler ou modifier ?
- Lire : quels documents, quelles données, avec quels droits ?
- Révéler : à qui peut-il transmettre ce qu'il a lu (réponse, ticket, journal, export) ?
- Modifier : quels outils produisent un effet réel, et sur quoi ?
Droits de lecture et droits de publication
Séparez toujours les deux. Que toutes les équipes puissent lire les mêmes procédures ne signifie pas qu'elles puissent toutes créer un ticket dans n'importe quel projet, ni que tout le monde puisse consulter le ticket créé. L'identité de la personne doit venir de la session authentifiée, jamais d'une phrase tapée dans le chat.
Piège fréquent
« On met une consigne dans le prompt. » La consigne aide, mais la vraie question est : où vérifie-t-on réellement le droit ? Réponse : dans l'application ou l'outil, avant la lecture ou l'action.
Mise en pratique
Pour une application IA que vous connaissez (même un prototype), écrivez trois lignes : ce qu'elle lit, ce qu'elle peut révéler, ce qu'elle peut modifier.